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dimanche 18 décembre 2016

Pas de pitié pour les croissants

Quand manger nous rend malades

Attention: beaucoup de "publicité" dans cet article, ce dont je ne suis pas fan. 


Je ne parlerai pas ici de la maladie coeliaque, une maladie de plus dont les symptômes sont ceux de la fibromyalgie, mais des intolérances alimentaires. 

Les intolérances ne sont pas non plus des allergies à proprement parler. N'espérons donc aucune aide de la sécurité sociale  (en France, la maladie coeliaque donne elle le droit à des aides à l'achat de produits sans gluten*). C'est fou comme il y a de trucs pas remboursés ou non pris en charge dans ce merveilleux pays, et le pire c'est que notre système de santé est un des meilleurs au monde...

*des magasins comme la chaine nature'o ont un jeu de doubles étiquettes exprès pour ça, et c'est bon à savoir. Un prix public, et un prix à 50% en cas de maladie coeliaque. C'est le magasin lui-même qui se fait rembourser la différence auprès de la CPAM.

Si la fibromyalgie était un tabouret, elle aurait trois pieds : fatigue, douleurs, et troubles digestifs. Les soucis digestifs sont assez souvent sous estimés, et sans doute manquent un peu de cette noblesse qu'on accorde plus facilement aux troubles nerveux centraux (allez savoir pourquoi mais pour briller en société il vaut mieux être neuro-chirurgien que proctologue). 

Bonjour, je suis proctologue.
Bonjour, je suis neuro-chirurgien.
Vous avez remarqué ? C'est dingue non ? Pourtant je pense que: 
  1.  les durées d'études sont identiques
  2.  le premier gagne plus que le second, vu que dans la vie y a plus de trous du cul que de cerveaux. 

Bref... Ha oui, les intolérances...

Bon la mode c'est l'intolérance au gluten. Pourquoi pas. Les gens qui arrivent à se payer des aliments sans gluten se sentent tous mieux,  même s'ils ne sont pas malades non plus quand ils en mangent. 
Le gluten y en a partout et c'est dur à digérer et il y a aussi de véritables intolérants. Passons.

Un médecin m'a proposé de faire un test d'intolérances alimentaires qui selon lui expliqueraient mon syndrome fibromyalgique. Je l'ai suivi, mais c'est pas si simple et je vais être obligé de faire un peu de pub pour un labo, ce que je déteste. 
J'ai effectué un test sanguin dans un labo privé. Je crois que vous pouvez commander un kit et faire les prises de sang sans ordonnance car de toutes façons c'est pas remboursé. Suffit d'avoir un copain infirmier. 

J'ai fait le test ci dessous, PANEL 60 :

Préparez vous à la douloureuse: 170€ et c'est pas le test le plus cher ! Reste que j'ai découvert des trucs comme vous pouvez le constater ci dessous: 


Considérez que de rose à violet, ça veut dire que je ne dois plus en prendre du tout. Difficile d'imaginer que des aliments du quotidien me rendent malades et pourtant....
Voilà 4 semaines que je fais attention. J'ai revu toute mon alimentation et je suis devenu un parano des étiquettes, mais ça va mieux, beaucoup mieux. Dans mon cas, le jeu en vaut largement la chandelle et pourvu que cette amélioration perdure.



Je vous dirais bien de tester, mais c'est cher et je ne veux pas faire de la pub pour un laboratoire. Le top serait que conformément aux souhaits de l'enquête parlementaire, il soit possible de financer ce test dans un cadre expérimental**. Que représente une aide de 170€ face à des semaines d'arrêt maladie, de mois d'allocations adulte handicapé ? Pourquoi une personne fibromyalgique au SMIC n'aurait elle pas le droit de faire ce test ? 

Faudra demander à Mme Touraine tant qu'elle est encore en poste: après ça pourra difficilement être mieux. Ne vous privez pas non plus de contacter vos parlementaires. Votre médecin pourra peut-être aussi vous conseiller ou au moins vous faire une ordonnance pour la prise de sang ?

 **du coup si y a moyen de me rembourser aussi je suis pas contre***.
*** comment ça je croie au père noël ???


Si vous ne connaissiez pas Ylvis, ne passez pas à côté de leur tube interplanétaire, toujours de bon goût : quand le bogoss rejoint l'artiste au firmament des... enfin voilà quoi.




mercredi 14 décembre 2016

Suite du rapport, question au gouvernement.




Suite au rapport parlementaire et aux débats liés au vote du budget de la sécurité sociale, le groupe PRG (radicaux de gauche) a obtenu la tenue d’une discussion générale.

Le 11 Janvier, les parlementaires de tous bords pourront interpeller  la ministre de la santé sur le thème : « débat sur la fibromyalgie ». La séance de questions sera publique, diffusée sur le canal interne de l’assemblée nationale, puis sur les réseaux sociaux, dont le blog de M Carvalho (à l’initiative de ce débat).

Cette possibilité est offerte dans le cadre de la semaine du contrôle parlementaire, où les députés interpellent le gouvernement sur leur bilan par rapport à des thèmes particuliers.



Sans doute autour de 17h-17h30, les parlementaires poseront en substance cette question : « maintenant,  on fait quoi ? ». Nous, nous attendons une réponse, et pas un énième coup de botte en touche ni un exercice de « novlangue » de bois, ni des promesses en l’air.
Plus d’informations sur le contrôle parlementaire sur ce blog ou bien sur  :




Et pour remercier le député Carvalho, c'est là que ça se passe: https://patricecarvalho.com/2016/12/14/fibromyalgie-debat-a-lassemblee-nationale-le-11-janvier/
 

dimanche 4 décembre 2016

Place de la santé

Je sais pas trop ce que ça donne, ni surtout ce que ça va donner, et je n'oublie pas que c'est quand même une mutuelle qui lance l'initiative.



La mutualité sociale propose donc d'interpeller les candidats à la présidentielle sur les thèmes de la santé, et de donner pas mal d'information pour tout un chacun.
Je n'ai pas pris la peine de parcourir tout le site mais ça me semble suffisamment intéressant et objectif pour être présenté ici. Amusez vous à interpeller vos candidats préférés en cliquant ci dessous.

 



Rions un peu avec la sécurité sociale

Et big up à MST, yo men.


Ces derniers jours, nous avons assisté à une surenchère assez obscène. 

Entre la sinistre de la santé qui affirme haut et fort que le trou de la sécu est presque de l'histoire ancienne (évidemment au détriment des malades), puis M Fillon proposant de ne plus rembourser "la bobologie" (sans penser que c'est justement grâce à la prévention que l'on fait des économies et qu'on évite des pathologies graves) ou les soins des étrangers (sans penser que les microbes n'en ont rien à carrer de la nationalité de qui ils infectent)....

Je vous le dit: on va finir par dire aux fumeurs et aux buveurs que l'on ne prendra pas leurs cancers en charge, aux gens ayant tenté de se suicider qu'ils paieront la facture en intégralité... car ils sont responsables de ce qui leur arrive, etc, etc...
 Enfin bref. Tout ça m'a donné un esprit taquin et je me suis amusé à calculer combien en 2 ans ma fibromyalgie avait coûté à la société. Sans rentrer dans les détails, je compte 43000 € hors médicaments.
N'oublions pas que pour l'instant, la fibromyalgie est un diagnostic par défaut élimination. Des examens "heureusement inutiles" doivent être à retirer de ces frais médicaux (consultations, quelques examens). Au final cependant j'estime que faute de mieux, les seuls frais pertinents auront été la kiné, soit 1800 € ; les test de sommeil, sans doute dans les 500€.

Médecin "expert" dormant sur son matelas d'or

A contrario, j'ai financé intégralement de ma poche les soins suivants: sophrologie, compléments alimentaires, examens pour lyme et  autres allergies alimentaires. J'ai compté 1360 € quand même ! Un gros sacrifice, surtout si contrairement à moi vous ne travaillez pas ou avez de fortes charges par ailleurs.
D'ailleurs je ne compte pas non plus les dépenses liées aux déplacements, non remboursés, pour aller voir des experts à 200 kilomètres de chez moi. Rajoutons facile 200€ de train et de métro.

Sauf que ya un gros bémol. Avec le recul j'estime que ces 1560€ ont été dépensé pour améliorer ma situation, peut être même oserais je le dire, amener à une rémission. A contrario donc, plus de 43000 € ont été dépensés "en toute perte" parce que mes médecins sont des incompétents en la matière et que la société médicale ne nous prend pas en charge correctement.

"Fibromyalgiques, vous rendez vos médecins riches"

Ouvrir les soins des personnes fibromyalgiques à d'autres types de prises en charge et d'examens complémentaires permettrait sans le moindre doute moins de souffrances inutiles, des économies conséquentes (dans mon cas 96% quand même pour de meilleurs résultats).

Ahurissant. Il est temps que les savant écoutent un peu plus les vivants, que la sécu écoute plus les malades que les comptables.



vendredi 11 novembre 2016

Le plf 2017 bloqué au sénat

Le premier amendement tiré de l'enquête parlementaire sera donc rejeté... 

 

Pourquoi ? Parce que.

... et il faudra le représenter. 

Est ce une opportunité ou un enterrement de première classe ? Je ne sais pas.

Le rejet de "notre" amendement, quand bien même le mot fibromyalgie en avait été retiré, doit être expliqué.

Les lois votées par le parlement doivent passer au sénat pour être votées, modifiées, rejetées... La version sénatoriale repasse devant l'assemblée, puis repasse au sénat. Si cette "navette" n'a pas abouti à un accord, alors on charge une chambre mixte de décider une fois pour toutes.

Il se trouve que le sénat a prévu de rejeter le PLF sans même le lire, par "principe". C'est beau, c'est moche, c'est la politique. 



Citons le journal Marianne:

"Discuter le budget 2017 ? La droite sénatoriale a autre chose à faire ! Les sénateurs Les Républicains s'apprêtent ainsi à rejeter directement le projet de loi de finances (PLF) 2017 présenté par le gouvernement sans même l’examiner. La décision a été prise ce mardi 8 novembre lors de la réunion du groupe LR au Sénat, présidé par Bruno Retailleau.
 
Mais pourquoi les sénateurs LR esquivent-ils le débat ? « On ne veut pas s’engager dans la discussion d’un budget électoral, explique à Marianne un sénateur LR. C’est un budget marketing et insincère, qui repose sur des prévisions de croissance qui ne tiennent pas la route. » Au-delà de ce motif officiel, les sénateurs ne veulent en réalité pas s’embarrasser à discuter d’une loi de finances qui sera de toute façon remaniée dès l’été 2017, après l’élection présidentielle... a fortiori si un candidat de droite l’emporte.
Enfin, certains d’entre eux auront probablement autre chose à faire que de siéger lorsque le texte arrivera en séance : son examen tombe en effet pile… entre les deux tours de la primaire de la droite (les dimanches 20 et 27 novembre)."

A mon sens, tout ça s'est se foutre de la gueule du monde, qui plus est avec nos sous, mais les électeurs ont forcément raisons pas vrai ?



Je suis en colère, et j'essaie de me consoler en me disant que c'est juste un contretemps.

dimanche 30 octobre 2016

Premiers grands pas, premier croche patte, et alors ?

La ministre de la santé a son mot à dire, et ça se voit.

Dans le cadre du vote du budget de la sécurité sociale pour 2017, les membres de la commission d'enquête ont réussi à faire passer ce texte, qui a donc force de loi puisque voté*:
*encore que ça doit sans doute passer par un vote au sénat, mais ça devrait le faire. 
I. – A partir du 1er janvier 2017, l’État peut autoriser, pour une durée de trois ans et à titre expérimental, le financement par le fonds d’intervention régional mentionné à l’article L. 1435‑8 du code de la santé publique des parcours de soins et de la prise en charge des personnes souffrant de douleurs chroniques dans le cadre de projets pilotes.
II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de mise en œuvre de ces expérimentations, notamment les caractéristiques de l’appel à projets national, ainsi que les conditions d’évaluation de l’expérimentation en vue d’une éventuelle généralisation. La définition du parcours de soins prend notamment appui un référentiel établi par la Haute Autorité de santé.
Le contenu de chaque projet est défini par un cahier des charges arrêté par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.
Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent la liste des acteurs retenus pour participer à l’expérimentation au vu des résultats de l’appel à projets national et après avis des agences régionales de santé concernées.
III. – Un rapport d’évaluation est réalisé au terme de l’expérimentation et fait l’objet d’une transmission au Parlement par le Gouvernement.

Au départ, le texte devait ne devait même pas être voté et passer dans le cadre global de l'écriture du projet de loi... sauf que cet article a été étudié en commission quand les membres du groupe d'enquête, ayant écrit le texte, étaient absents et n'ont pas pu le défendre !!!!

Moi je n'arrive pas à croire en une simple coïncidence.

Par la suite, il a fallu donc représenter cet amendement au vote des parlementaires... et là le texte a dû changer pour être accepté, avec une toute autre orientation. Le mot "fibromyalgie" a été remplacé par "douleurs chroniques", ce qui n'est pas du tout la même chose. 

Simple de voir le problème. La fibromyalgie ne sera pas citée dans le plan budgétaire de la sécu pour 2017.

Que cela ne retire rien à la reconnaissance que nous devons avoir envers les membres de la commission d'enquête évidemment. Prions pour que leur motivation reste intacte et qu'ils soient tous réélus à la prochaine: il y a encore à se battre sur la mise en œuvre de tout ça.




y a pas que le métal symphonique dans la vie. 

Faute de se retrouver nommée, la fibromyalgie court le risque de passer une année de plus sous les radars par faute de chiffres. Comment donc avoir ces chiffres ? Parce que c'est pas tout ça mais y a l'INSERM qui va en avoir besoin. 

Et là vous me demandez: c'est quoi ce radar qui refuse de nous détecter ?

Ce radar, c'est le système de la Tarification à l'activité (t2a). Depuis 2005 cette nouvelle tarification a pour but de fonder le financement des établissements en fonction de leur activité, celle-ci étant décrite par Groupe homogène de séjours (GHS). Elle couvre 100 % de l’activité des établissements privés depuis 2005, tandis qu’elle a été appliquée de manière progressive dans le secteur public pour couvrir 100 % de l’activité de court séjour (Médecine, Chirurgie, Obstétrique) des établissements publics en 2008. Pour info, c'est une pratique globale en Europe et elle ne changera pas, quelle que soit les personnes au pouvoir.

La t2a finance les établissements de santé non plus sur la base d'un forfait annuel, mais en les payant acte de soin par acte de soins, regroupés dans des "épisodes de soins" (encore nommés "paniers de soins"). Les épisodes de soins sont calculés comme étant le "prix moyen" des soins pour une pathologie donnée (les GHS).

Il n'y a pas d'épisode de soins pour la fibromyalgie, donc pas de forfait au titre de la t2a, donc soigner un fibromyalgique ne rapporte rien à un hôpital, qui doit de fait tricher pour se retrouver financé, ou nous virer vite fait en nous promettant un vague suivi ambulatoire.

Pire encore: la triche des hôpitaux, nous fait sortir de toutes les études statistiques et empêche la définition d'un ou plusieurs épisodes de soins.


Et encore on ne parle pas ici des statistiques de la médecine de ville. Là le rapport parlementaire évoque des pistes précieuses qu'il va falloir défendre à tout crin.

De toutes façons tout passera par le porte-monnaie, dans un sens comme dans l'autre. Alors on remet une pièce dans le flipper et on repart.



lundi 24 octobre 2016

Université.... de patients.. hein ?

Quand être malade chronique devient une expérience diplômante.


Tout ça aura mis bien du temps à être opérationnel (ça date de la loi de 2009 quand même), mais ça y est, les formations universitaires destinées aux malades chroniques deviennent une réalité. L'expérience des malades devient une qualification et être malade... un métier.

Etonnant tout de même de transformer la souffrance en qualification. Pas forcément négatif, mais étonnant. On est en plein dans les bénéfices secondaires. A contrario, être guéri signerait donc une fin de cdi "de malade" ? A t'on créé un intérêt pervers à se faire reconnaître comme "malade à vie" ? 

Mes parents vont être fiers de moi: j'ai la "maîtrise de diabétique phase 2".

Je me pose des tas de questions. Je sais que chez fibro SOS par exemple, il y a des personnes formées appelées je crois "patients experts". Le rôle de ces personnes est de servir de liant entre les malades et les personnels de soins. Ces derniers étant souvent forcés de nous traiter comme de simples chiffres, on ne peut pas être contre.
Il y a de sacrés besoins dans ce domaine. Mais être visiteur ou médiateur, ce n'est pas la même chose qu'être "diplômé en éducation thérapeutique".   

Pourquoi faire, comment, avec quelles solutions d'avenir ? On trouve des chiffres sur le site http://www.universitedespatients.org

Peut-être le principal bénéfice est de devenir acteur de sa souffrance, rompre son isolement.... car 10% seulement des diplômés trouvent un travail suite à ces DU ?  J'ai du mal à croire qu'un 'DU de malade' aie le moindre poids face à Professeur imbu de lui-même, ou un Directeur hospitalier (ou un chef de pôle) le nez plongé dans les dossiers de ses experts-comptables. 

Pour les acteurs associatifs en revanche ça peut être un sacré plus faut le reconnaître. De toutes façons j'imagine mal pouvoir se payer un DU de ce type tout en travaillant, ou en étant assujetti à un minimum social.



dimanche 23 octobre 2016

Le rapport d'enquête parlementaire, pour liseuses

Parce que je suis incapable de lire sur un écran, et sans doute vous aussi.

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir le rapport intégral en version liseuse (ebook, kobo, kindle....j'en passe).

Me remerciez pas je l'ai d'abord fait pour moi.

https://drive.google.com/open?id=0B55c7vy3iHv7emMyeXdPUS1KQ1k

http://www2.assemblee-nationale.fr/14/autres-commissions/commissions-d-enquete/fibromyalgie#prettyPhoto
De gauche à droite : Madame Bultheau, Messieurs Bartolone et Carvalho.

samedi 15 octobre 2016

ma visite chez le spécialiste du sommeil

Quelle personne fibromyalgique n'a pas de troubles du sommeil ? 


Aucune mon capitaine, c'est compris dans le forfait !

Du coup j'ai sorti ma go pro et je suis allé voir le spécialiste des troubles du sommeil.


 1/ Là C'est moi dans la salle d'attente.

2/ Là pareil mais 3mn plus tard


3/ Là quand le médecin viens me voir pour dire (gentiment) que mes ronflements la gênent dans ses consultations.  

4/ Là quand je regarde la pendule et que je comprends qu'une heure entière s'est écoulée.

5/ Là quand elle me dit que je dois être en arrêt de travail pour au moins 2 mois avec interdiction de conduire... et que je négocie intensément un simple courrier à destination de mon médecin du travail pour m'interdire "seulement" de rouler sur mon temps de boulot*.
 *Sur ce coup là je risque rien : mon médecin du travail.. ben il travaille pas. Tu as un rhume il te mets en incapacité, tu perds un oeil il te conseille de demander un temps partiel et met ça sur le compte d'une dépression....

 6/ Là quand le médecin me laisse partir et que j'ai qu'une peur: qu'elle change d'avis dans la minute.

 D'un certain point de vue, ça fait 10 ans que personne ne prend mes troubles de sommeil et mon épuisement chronique au sérieux... Je suis à la fois content et assez inquiet. Perdre mon permis c'est signer ma mort sociale. Et depuis le temps que je gère tout seul et que je me bats pour bosser, c'est plus à 5 minutes non plus. Merde quoi**.

**Au pire évitez les routes de l'Oise

mercredi 12 octobre 2016

A l'unanimité moins Carole Robert

Mercredi 12 octobre 2016 : la commission a adopté le rapport à l’unanimité 

Oublions la réaction de Mme Robert, présidente de Fibromyalgie France, qui semble vouloir faire annuler tout le travail et faisons nous plaisir en lisant le rapport de l'assemblée nationale.




Mercredi 12 octobre 2016 après-midi, la commission d’enquête sur la fibromyalgie a adopté, à l'unanimité, le rapport présenté par Patrice Carvalho.
En application des dispositions du Règlement de l'Assemblée nationale relatives à la publication des rapports des commissions d’enquête qui imposent un délai de 5 jours francs, le rapport ne sera communicable que le 19 octobre.

Le rapport présente 20 propositions. Il préconise notamment d'adopter désormais le concept de maladie plutôt que celui de syndrome pour évoquer la fibromyalgie, d'accentuer l'effort de recherche -notamment de recherche clinique -, d'améliorer la formation initiale et continue des médecins, d'encourager une approche pluri-professionnelle et de favoriser le développement des programmes d’éducation thérapeutique du patient, d'élaborer des recommandations et des référentiels, d'inclure la fibromyalgie dans la liste des pathologies complexes ouvrant droit à une majoration de tarification pour les consultations de généralistes, de garantir la reconnaissance de l’ALD aux cas sévères et coûteux en soins de manière homogène sur le territoire national, la HAS d’établissant des recommandations de prise en charge. 

Intervention du rapporteur Patrice Carvalho, devant la commission d'enquête, mercredi 12 octobre 2016

Madame la Présidente,
Chers collègues,
Je vous rappelle que notre commission d’enquête a été créée par la Conférence des présidents le 10 mai 2016 à la demande du groupe de la Gauche démocrate et républicaine et que, depuis cette date, nous avons tenu 20 auditions au cours desquelles nous avons entendu 36 personnes parmi lesquelles, des médecins et des représentants des institutions du système de santé publique mais aussi des associations de patients.
Parallèlement, nous avons été destinataires de nombreux témoignages spontanés à la suite de la création de la commission d’enquête [...]. Je souhaite remercier les auteurs de ces courriers qui m’ont aidé à mieux comprendre leurs difficultés et vous verrez certains extraits de ces témoignages dans le rapport car ils sont souvent précis et convaincants.
Comme vous le savez, j’étais à l’initiative de la création de cette commission d’enquête et je voudrais dire aujourd’hui que les auditions que nous avons conduites ensemble dans un esprit consensuel et positif m’ont conforté dans cette orientation tant le besoin de reconnaissance des patients était grand.
Si notre commission a contribué à modifier le regard de nos concitoyens sur les souffrances des malades de la fibromyalgie en leur donnant la parole dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, elle aura atteint un de ses objectifs.
Nos travaux ont aussi mis l’accent sur les insuffisances de notre système de santé dans le traitement de cette souffrance et ont permis d’identifier des propositions d’amélioration.
Vous verrez ainsi que nous formulons 20 propositions qui, je l’espère, recueilleront votre approbation. Elles reflètent les échanges que nous avons eus en marge des auditions et elles ne vous surprendront donc pas. Afin de ne pas monopoliser la parole, je n’en présenterai que quelques-unes.
En premier lieu, il m’est apparu que le fait que les médecins parlent de syndrome ne contribuait pas à crédibiliser la souffrance subie par les patients auprès de leurs proches et de leur entourage professionnel.
Pour ces raisons, je souhaite que les autorités sanitaires françaises évoluent dans la terminologie qu’elles utilisent et adoptent désormais le concept de maladie plutôt que celui de syndrome pour évoquer la fibromyalgie.
Si les causes de la fibromyalgie comme sa prévalence et son coût restent encore difficiles à cerner, il me semble qu’elles sont encore fortement sous-estimées et que nous devrions progresser dans l’épidémiologie de cette maladie.
Les souffrances qu’elle engendre sont bien réelles et je me suis efforcé de les retracer dans mon rapport, dans  leur diversité et leur impact quotidien, grâce aux témoignages des patients et de leurs associations. Vous verrez que j’ai notamment beaucoup utilisé la remarquable enquête de l’association FibromyalgieSOS menée en 2014 auprès de 4500 patients.
S’agissant des réponses de notre système de santé publique à cette maladie, j’estime tout d’abord que la France devait accentuer son effort de recherche, notamment de recherche clinique, qui semble très en deçà de la prévalence de la fibromyalgie dans notre pays et de ce qui est pratiqué dans certains autres pays occidentaux.
L’expertise collective engagée par l’INSERM devrait toutefois contribuer à approfondir nos connaissances et renouveler nos modes d’action mais seulement à compter de 2018.
Les représentants de l’INSERM que nous avons entendus, dont son président directeur général, M. Yves Lévy, ont d’ailleurs expressément affirmé qu’ils suivaient nos auditions et qu’ils tiendraient compte de nos propositions dans leurs travaux : il n’y a donc pas de concurrence entre nos deux démarches mais bien une complémentarité.
Dans un autre registre, il importe que la formation initiale et continue des médecins soit améliorée afin que cette maladie soit mieux connue et reconnue. Je fais à cet égard des propositions précises, en lien avec la réforme du 3ème cycle des études de médecine.
Une plus grande sensibilisation aux outils de repérage, notamment aux questionnaires qui nous ont été présentés, permettra aussi un diagnostic plus précoce et réduira l’errance médicale.
De nombreux intervenants nous ont décrit les effets secondaires indésirables des traitements médicamenteux tout en rappelant qu’il n’existait pas d’autorisation de mise sur le marché de molécule pour la fibromyalgie en Europe.
Il faut donc encourager une approche pluri-professionnelle de la prise en charge des patients afin de promouvoir la réadaptation à l’effort sans créer d’addiction à des médicaments dont l’effet durable est fortement sujet à caution.
Dans cet ordre d’idées, je propose de favoriser le développement des programmes d’éducation thérapeutique du patient, fondé sur une évaluation scientifique des modules existants.
La table ronde que nous avons tenue avec la présidente  en présence de plusieurs patientes atteintes d’une forme grave de fibromyalgie à l’hôpital Cochin, dans le service du professeur Perrot, nous a convaincus du bienfondé du programme d’éducation thérapeutique qu’elles suivaient, comme l’ont aussi relevé de nombreuses personnes que nous avons auditionnées.
Afin de lutter contre l’errance médicale, il faut que la Haute autorité de santé, dans la continuité de son rapport de 2010, définisse un modèle de prise en charge susceptible de servir de référence aux médecins généralistes et spécialistes.
La définition d’un véritable parcours de soins suppose en effet l’élaboration de recommandations et de référentiels susceptibles d’aider les médecins généralistes à coordonner la prise en charge et à mieux orienter les patients vers les spécialistes et les centres de traitement de la douleur, qu’il faut conforter et développer.
Inclure la fibromyalgie dans la liste des pathologies complexes ouvrant droit à une majoration de tarification pour les consultations de généralistes, comme le prévoit la future convention entre les caisses d’assurance maladie et les médecins libéraux, permettrait de reconnaître la spécificité de ces patients qui nécessitent une consultation approfondie que les médecins généralistes n’ont pas toujours le temps de mener.
Une autre des préoccupations exprimées par les associations de patients est l’inégalité de prise en charge par l’assurance maladie (affections de longue durée) ou la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (prise en charge du handicap) selon les territoires. Nos investigations et notamment les chiffres fournis par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) confortent cette appréciation.
Il importe avant tout que la reconnaissance de l’ALD soit garantie aux cas sévères et coûteux en soins, de manière homogène sur le territoire national, ce qui ne semble pas être le cas actuellement, notamment pour l’appréciation de la condition de traitement particulièrement coûteux prévue par la circulaire de 2009 pour les affections hors liste.
Il appartient d’abord à la HAS d’établir des recommandations de prise en charge. La CNAMTS nous a ainsi indiqué qu’elle avait sollicitée la HAS à cet effet par courrier en date du 16 juin 2016, ce qui laisse penser que la création de notre commission d’enquête n’est pas complètement étrangère à cette initiative salutaire. L’établissement de recommandations permettra ainsi de réaliser des actions de formation auprès du réseau des médecins conseils afin d’obtenir la meilleure cohérence des avis donnés
Enfin, apprendre à gérer la fatigue, les douleurs, le stress, demande un travail d’équipe qui n’est pas seulement médical mais pluri professionnel et peut nécessiter le recours à des traitements médicamenteux et non médicamenteux, parfois à des médecines complémentaires.
Si les traitements médicamenteux sont a priori pris en charge par l’assurance maladie, d’autres possibilités, pourtant déterminantes dans le traitement de la douleur, sont peu ou pas pris en charge
J’estime qu’il serait utile que la HAS définisse un panier de soins (balnéothérapie, consultation d’un psychologue, activités de retour à l’effort, éventuellement compléments alimentaires) éligible à une prise en charge, peut-être forfaitaire, plus adaptée aux besoins des patients fibromyalgiques que les médicaments.
Voilà, madame la présidente, mes chers collègues, brièvement résumé, le contenu des analyses et propositions que vous trouverez dans le rapport et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.




mardi 11 octobre 2016

h-24

Demain à cette heure ci, la commission parlementaire aura rendu sa copie.



14h: vote du texte
16h30 : Conférence de presse.

Je suis prêt !

video


dimanche 9 octobre 2016

Le 12 Octobre, c'est presque demain.


Avant le mercredi c'était pour moi le jour des enfants. 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=9&v=ByEJSOpqFWQ

Sauf que là, ça va devenir le jour où on aura peut être fait bouger ces putains de lignes*.
*En espérant qu'on va pas finir avec une petite culotte sur la tête (ndlr: ça c'est pour les puristes).




12 octobre au soir, la commission d'enquête sera rendue publique !

Personne n'a le droit de savoir le contenu du rapport à l'avance. Je me suis mis à genoux, j'ai supplié... mais impossible d'avoir ne serait-ce que les titres des chapitres.

Alors on va essayer d'être rapides et de faire un bon gros taf de lecture et de commentaires dès que ça sera possible (peut-être le soir même, peut être seulement le lendemain si ça n'est pas mis en ligne de suite). 

On peut bien patienter quelques heures de plus ?

vendredi 7 octobre 2016

Bougez vous le cul et apprenez à serrer les dents

L'EULAR nous a sorti ses nouvelles recommandations thérapeutiques, et c'est pas vraiment du lourd. Mais bon au moins c'est honnête.



En exclusivité: les chercheurs de l'EULAR en plein brainstorming.

Première recommandation, faire du sport.... ok 
Seconde recommandation.... ben y en a pas.

Et oui, l'EULAR nous explique que les médicaments ne servent à rien ou presque, sans rien proposer d'autre. En gros cela ne nous apprend que dalle.
Les sports nautiques ? ... non en fait, non.

Là ou je rigole, c'est que cette étude pharaonique ne sait pas même quels sports conseiller.... fallait pas commencer par là les gars ? Non mais c'est absurde ou c'est moi ?
Fallait demander les mecs: nous pouvons faire tous les sports qui ne sont pas violents et favorisent un travail régulier et d'endurance (les exercices aérobies). Et encore c'est pas facile.


Exit le tennis, le foot, le paintball... la boxe thaï j'ai des doutes.... welcome la natation, ou peut être la musculation qui (faussement) paradoxalement répond au critère si elle est faite correctement.
Note pour plus tard, éviter aussi les sports mécaniques.

La prochaine fois, sérieux les "chercheurs", renseignez vous chez ceux qui savent*. Ca me fait penser au conseiller en sécurité routière qui n'a pas le permis (si si, cherchez dans l'actualité récente, c'est une histoire vraie).

*interro surprise: quelle est la différence entre un savant et un sachant ? Vous avez 4 heures. un indice ? La personne concernée au premier chef est toujours la dernière dont on demande l'avis.

La véritable information, car il y en a une, c'est que si l'on lit entre les lignes, on constate que la médecine est incapable de nous proposer une chimiothérapie ou tout autre traitement malgré toutes les années écoulées.
Si je pige bien le message est le suivant: "bougez vous le cul et apprenez à serrer les dents".

Notez que ça on le fait tous déjà depuis des années.

Parait que la prochaine étude de l'Eular porterait sur la bonne altitude à laquelle ouvrir son parachute. Ils cherchent des cobayes. On saute de 10000 mètres. Les premiers tests d'ouverture démarrent à 10 mètres du sol et on remonte au fur et à mesure. Preuve de sérieux: le brevet de parachutiste est offert à tous les survivants.


dimanche 2 octobre 2016

Interview exclusive, M TICK

M Tick a accepté de nous rencontrer dans son loft de central park.


Une entrevue inédite, en exclusivité sur Outamal.

M Tick nous avait promis une interview, mais il n'était pas à son domaine de Chantilly, retenu par des affaires aux "States". C'est donc dans son loft cossu avec vue sur Central park qu'il a pu nous recevoir.

En homme d'affaires avisé, M Tick se déplace souvent outre-atlantique.
Outamal: Bonsoir M Tick
Tick: Bonsoir

O: Vos affaires semblent florissantes, quelles sont les raisons de votre succès ? 
T: Vous savez "the right men at the right place" comme on dit ici. Nous autres les tiques sommes en plein boum démographique, les affaires se portent bien. On termine un bel été en plus, toutes ces jambes et épaules dénudées, c'est bon pour le business. 

O: Mais encore ?
T: Depuis le début des années 50, nous avons obtenu l'aide gracieuse des fabricants de pesticides. Je déjeune d'ailleurs encore avec la famille Bayer ce soir. L'agriculture intensive est une aubaine pour nous car les produits ont tué en masse nos prédateurs naturels et nos proies animales. Nous avons saisi l'opportunité  de nous lancer dans l'être humain. En bonne santé, toujours plus nombreux, 5 litres de sang minimum par tête de pipe. Le bonheur quoi.
Et puis y a le réchauffement climatique aussi, on aime bien quand il fait chaud et humide l'été. On a des tas de cousins du sud et même du magrheb qui viennent nous voir. On échange des bactéries, on fume des pêts... c'est cool quoi. 

O : Vous corrélez  l'explosion des cas de Lyme avec l'agriculture intensive ? 
T: Ben oui soyez pas naïf, comparez les cartes elles vous parleront d'elles-mêmes. Mais permettez moi de ne pas être totalement d'accord avec vous : l'explosion des cas de morsures et des cas de lyme ce n'est pas la même chose. 

O: Par exemple ?
T: Vous ne connaissez rien à lyme. Vos médecins ferment les yeux depuis des années, n'allez pas faire retomber la faute sur les tiques ! Même si je le concède: toutes les tiques n'ont pas une hygiène irréprochable. Dans toute les familles on a toujours un gars ou deux qui nous fichent la honte. Je ne vous apprends rien.

O: Tout de même, vous véhiculez Lyme.
T: Oui assez souvent c'est vrai, mais aussi tout un tas de saloperies que vous refusez de voir pour ne pas plomber le trou de la sécu. Pourquoi cette fixette ?

O: Allons,  le trou de la sécu est de l'histoire ancienne, c'est la Ministre qui l'a dit. 
T: Et vous croyez... C'est comment son nom déjà ? Marie Syphilis ? Marie Blhenno ?
O: MST
T: J'étais pas loin. 

O: On vous accuse de donner la Fibromyalgie, que répondez vous à ces accusations ? 
T: Foutaises. Vos médecins sont des cloches qui ne savent pas de quoi elles parlent. La fibromyalgie c'est le diagnostique qu'ils vous donnent pour que vous arrêtiez de les faire suer. OK, ok , je dis pas qu'on n'est pas un peu responsables, mais n'oubliez pas la SPA, le gluten, l'aluminium dans les déos et les vaccins, les métaux lourds.... là c'est vous qui êtes responsables.

O: Attendez, on parle de vous là.
T: Mouais, bon, et alors ? La fibromyalgie touche 8 femmes pour 2 hommes. Réfléchissez un peu. Vous croyez que l'on sélectionne les mollets sur qui ont va planter nos crochets ? On peut nous accuser de plein de trucs mais le sexisme n'en fait pas partie ! Je vais vous poursuivre pour diffamation !

O: Désolé M Tique. Autre chose à ajouter pour nos lecteurs ? 
T: Ho non, c'est gentil mais j'ai comme un petit creux là. Je vais aller me désinfecter les crochets : on ne sait jamais qui on mord vous savez. A bientôt, peut être lors d'une ballade en forêt de Compiègne ?

En attendant que M Tick  ne revienne de son diner, ci dessous ce qui est à mon sens la meilleure video sur le sujet, avec de bon mots clefs, et un ton juste.



vendredi 30 septembre 2016

le trou de la sécu bien vite comblé


Mme la Ministre nous annonce que son trou est comblé.


Depuis hier c'est un cocorico généralisé: le trou de la sécu se comble et on nous promet un retour à l'équilibre pour l'année à venir !

Houhou !

Sauf que nous autres malades, amis, conjoints, parents de malades, on ne devrait pas trop se réjouir. Nous savons nous que si la sécu va mieux c'est surtout grâce au fait qu'elle prend de moins en moins de soins en charge.

Ma copine sous chimio et rayons qui n'a pas le droit à un taxi pour aller se faire "soigner" en sait quelque chose....

Et puis nous avons tous mis la main au porte feuille, enfin presque.... pour avoir moins.


Regardez jusque 4:15mn: après c'est des trucs de gauchistes :-)

Sans compter que la sécu ne peut pas avoir de trou: c'est normal qu'elle ne gagne pas d'argent, en tous cas pas grave. Elle n'est pas faite pour ça mais pour nous soigner ou nous empêcher d'être malades.
Pourquoi  ne parle t'on pas du trou de l'armée, du trou de l'enseignement, du trou des services sociaux, du trou de la justice.... ?

J'ai jamais compris. J'ai pas le niveau. Je vais aller me recoucher.

c'est fou même en dormant je penche à gauche....


Plus d'informations avec l'IFRAP, qui est rarement tendre avec les institutions, mais alors rarement (vous êtes prévenus)*.

*Ce qui ne retire rien à la qualité de leurs études.



vendredi 9 septembre 2016

demain, c'est la journée du suicide, c'est festif comme concept



Ceci est un copié-collé d'un article des ASH (revue excellente mais au demeurant payante à laquelle je suis abonné).
En rouge les passages les plus intéressants. En vert mes rares commentaires.

A la veille de la Journée mondiale de prévention du suicide, organisée samedi 10 septembre, une étude révèle que 20 % des Français ont "déjà pensé sérieusement au suicide", contre 16 % des Allemands, 15 % des Espagnols et 12 % des Italiens. 

Selon cette analyse comparative menée dans quatre pays européens - Allemagne, Espagne, Italie et France -, par l'IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès, les Français sont plus exposés aux pensées suicidaires que leurs voisins européens. Et si ces pensées "sont le fait d'une minorité", il s'agit d'une "minorité très préoccupante". Heu ? 20% ? une minorité ???

Par ailleurs, 5 % de nos concitoyens témoignent "avoir déjà fait une tentative de suicide ayant nécessité une hospitalisation", une proportion de 4 % en Espagne et de 2 % en Allemagne et en Italie. "A partir de l'évolution des taux de mortalité par suicide connus pour chacun de ces pays, la hiérarchie issue de cette étude déclarative se voit confirmée. 
Le taux de décès par suicide est effectivement nettement plus élevé en France ; il est le plus bas en Italie", écrivent Michel Debout, psychiatre et membre de l'Observatoire national du suicide, et Adeline Merceron, du département "Opinion et stratégies d'entreprise" de l'IFOP, dans l'analyse qui accompagne les résultats de l'enquête. 

Des facteurs aggravants L'étude revient également sur les "facteurs aggravants" des pensées suicidaires, en particulier le chômage et des conditions de travail dégradées. Dans trois pays sur quatre (Allemagne, Italie et France), le fait d'être au chômage amplifie les pensées suicidaires. 
En France, 30 % des chômeurs pensent - ou ont déjà pensé - "sérieusement à se suicider" et 8 % des chômeurs ont réalisé une tentative de suicide nécessitant une hospitalisation. "Pour autant, les actifs occupés ne sont pas préservés", les "plus affectés" étant ceux subissant des situations de harcèlement (moral ou sexuel). Parmi ces derniers, 42 % ont des pensées suicidaires (41 % en Allemagne, 47 % en Espagne et 31 % en Italie). "Les situations de stress ou d'épuisement rencontrées par les actifs constituent également des facteurs aggravants, mais dans des proportions moins marquées", soulignent Michel Debout et Adeline Merceron. "C'est toutefois en France (et de loin) que les conséquences de telles réalités sont les plus fortes : près de 40 % des actifs Français connaissant un état de stress majeur ou d'épuisement au travail déclarent avoir déjà eu de réelles pensées suicidaires (respectivement 35 % et 36 %, contre 20 % en moyenne dans la population générale) tandis qu'ils sont respectivement 21 % et 26 % en Allemagne, 24 % et 21 % en Espagne et 20 % et 16 % en Italie". 

Ce sont également les Français qui déclarent le plus vivre des "situations anxiogènes" au travail (37 %), devant les Espagnols (31 %), les Italiens (27 %) et les Allemands (22 %). 

En gros, tu es au chômage tu stresses ; tu travailles tu stresses aussi tout pareil.

Autres facteurs "fortement corrélés au suicide" : le fait d'être atteint d'une maladie chronique et la prise de psychotropes. 
En France et en Allemagne, près d'une personne sur deux prenant ce type de médicaments (45%) déclare avoir déjà sérieusement envisagé le suicide. "Au-delà de la dimension personnelle du fait suicidaire, le délitement social et des relations de travail et le chômage ont des effets très délétères sur les pensées suicidaires", insistent les auteurs en conclusion. 

En gros je suis super mal barré.

N'allez pas voir ce film, vous allez aggraver fortement votre risque de déprimer.

Avant de rappeler que la prévention du suicide ne doit pas uniquement relever d'une approche médicale individualisée mais que "c'est la société tout entière qui doit se sentir concernée". "Le suicide en Europe", enquête IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès, juillet 2016, en ligne sur le site de la Fondation.

samedi 3 septembre 2016

et un petit cochon de plus

J'ai trouvé un huitième petit cochon.


J'ai discuté par hasard avec une collègue déclarée fibromyalgique. 

Enfin:  j'ai discuté pas par hasard avec une collègue qui se trouvait par hasard être fibromyalgique sans que je sois au courant.

Son diagnostique était posé depuis 1 an et demi environ. Je la croisais fatiguée, pas bien, déprimée... Enfin vous connaissez ça dans votre propre âme et votre propre chair.
Je sais pas vous, mais moi j'ai eu un réveil difficile.

Sauf que voilà, elle est allée voir un dentiste. Ce dentiste lui a parlé du syndrome de Saddam (pas Hussein, l'autre). Elle a raqué une gouttière (300€ quand même) pour remettre sa mâchoire en place.... rien au bout de 3-4 mois alors qu'elle se sentait un peu mieux au début. Ce n'est pas la première à claquer son fric en désespoir de cause, surtout pour des clopinettes.
Et puis elle est retournée un jour pour un contrôle, et à la radio le dentiste a repéré une infection sous une couronne.

Résultat : après 3 mois de soins dentaires, elle se sent mieux. Elle garde son versant dépressif, des douleurs persistent toujours, mais elle met ça sur le compte d'un début d'arthrose maintenant (et a décidé un suivi psy). Oubliée  la Fibromyalgie !



Que déduire de ça ? Au final, 3 idées qui se complètent autant qu'elles s'opposent, comme le Yin, le Yang et le Mao Tsé Tung :
  1. Le diagnostique de fibromyalgie ne doit pas occulter la possibilité d'un substrat réel et concret passé inaperçu jusque là. Les médecins ne doivent pas le considérer comme une fin ou une excuse pour sous-traiter nos maux quotidiens. Personnellement et socialement, il est très dur de se contenter d'une pathologie définie par défaut, très très dur. Je suis convaincu que de très nombreux diagnostiques sont erronés (nombreux, donc pas tous) et je suis heureux pour ceux qui "trouvent".
  2. Ce n'est pas par ce qu'un traitement vous soulage un temps que vous êtes guéris. Mais, parce que vous êtes en souffrance,  TOUT ce qui peux vous apporter un plus doit être pris en considération (par exemple : limiter les aliments allergènes, faire des cures thermales ou de détox, de la sophrologie ou de la relaxation, etc.). Gaffe à ne pas devenir un cobaye au bord de la banqueroute ou à finir dans un mouvement sectaire à la con quand même.
  3. Finalement, le plus dur de notre position reste de ne pas chasser la proie pour l'ombre. Ex: ma souffrance et mon épuisement viennent elle d'apnées du sommeil ou ces apnées viennent elles de la fibro ? Suis je intolérant au gluten à cause de la fibro ou est-ce le gluten qui génère mes symptomes ? Personne ne pourra trancher pour la majorité d'entre nous, c'est à la recherche de le faire. Sans doute, comprendre ce qui nous rend la vie plus facile peut aider les savants à trouver l'origine du mal. Ou LES origines*... Paradoxalement, les "faux" fibromyalgiques viennent perturber la recherche et les modèles statistiques.
 * Je n'arrive pas à imaginer autre chose qu'une accumulation de facteurs.

vendredi 2 septembre 2016

Pourquoi la fibromyalgie doit rester un syndrome

Ou l'histoire des 7 petits fibros.


Je vous sens inquiets les gens. Vous vous dîtes: "comment ça on se bat pour la reconnaissance, on souffre d'un déni systématisé de la part des médecins... et ce petit con* refuse que ce soit défini comme une maladie ?"
*j'avoue, je culmine à 1m70 mais je compense en épaisseur physique et intellectuelle.

C'est pas très sympa de votre part mais je peux comprendre. Du coup je vous donne mon point de vue**.
** point de vue pas très haut donc.

La seule différence de fond entre un syndrome et une maladie, au départ, c'est juste que pour la maladie, on connaît la cause (ou on la re-connaît ce qui est encore différent).
Oui, il en manque 2: ils sont encore en vacances dans la belle famille c'est pour ça.

Et si la fibromyalgie devenait une maladie sous la pression des associations ? Certes nous obtiendrions une forme de reconnaissance, peut être même des droits !

Oui mais, attention au cadeau empoisonné:
  •  Reconnaître la fibro comme une réalité pas de problème,  il faut tout faire et ne rien lâcher.
  •  Reconnaître la fibro comme une maladie.... le risque est grand pour que nous ne sachions jamais ce que nous avons vraiment.

Donc oui à la reconnaissance du syndrome, mais n'oublions pas la connaissance de ce qui le cause.

C'est simple, pas de panique. je vais vous raconter l'histoire des 7 petits fibros. 

Les 7 petits fibros sont des petits fibros que je connais dans la vraie vie et pas que en ligne. Leur diagnostique date de pas mal de temps, et rien ne bouge. Lassés du déni médical, les 7 petits fibros n'ont pas lâché l'affaire et sont allés faire des tests que la sécu et leur gentil médecin traitant refusaient car jugés coûteux et inutiles.
Coûteux, ça je confirme, surtout quand les tests sont envoyés à l'étranger et pas remboursés.
Bref. Les 7 petits cochons ont bravé le système au prix de fins de mois parfois difficiles, et devinez quoi ?
  • 2 d'entre eux ont la maladie de lyme (tests officiels français négatifs)
  • 1 a un cancer aux vertèbres, d'où son mal au dos et sa fatigue permanente. Son médecin le trouvait trop jeune (oups) pour faire les tests et maintenant il sait qu'il ne verra pas Noël 2016.
  • 1 a sans doute une pathologie rhumatismale (non détectée par les tests français pas assez précis).
  • 1 a une myopathie non génétique avérée, sans doute due à une intoxication à l'aluminium vaccinal (mais attend confirmation pour le vaccin).
  • 1 Continue à chercher car il lui reste encore des tests "inutiles" à faire.
  • le dernier petit fibro à une intolérance au gluten, et attend les résultats d'une recherche de maladie coeliaque


Toutes ces personnes sauf une savent maintenant qu'en fait elles sont malades de quelque chose, parce qu'elles ont cherché au-delà du simple diagnostique de fibromyalgie.  Evidemment, il y a peu de chance que ça les aide à guérir vu que la sécu ne prendra pas en charge les soins pour lyme, et qu'on ne peut rien faire (ou presque) contre l'aluminium. Vous voyez ? C'est la subtilité dont je parlais plus haut: dans le cas de lyme, leur maladie est connue, mais pas reconnue par la CPAM. Dans le cas de cas de l'intolérance au gluten, pas d'aide de la cpam non plus***

*** une aide à l'achat des aliments sans gluten est possible si c'est une maladie coeliaque.

Attention à ce que le diagnostique de fibromyalgie ne devienne pas un confort pour les médecins, qui ne serve qu'à leur éviter un travail de recherche et d'investissement humain et personnel. On ne peut avoir aussi mal sans raison, reste à chercher.  

Accepter notre état, oui, mais pas s'y résigner. 

lundi 22 août 2016

Fury care

My life fades. The vision dims. All that remains are memories. I remember a time of chaos... ruined dreams...

Un jour, on va devoir se battre à mort, non pas pour un demi litre de pétrole (encore que) mais pour une consultation médicale.

Et si en plus on veut une consultation de qualité... alors là on n'est pas rendu.

On entend souvent qu'une consultation pour un fibromyalgique, surtout aux débuts, devrait faire au moins 40mn (si si regardez rien que l'enquête parlementaire). 
Donc pour faire clair, c'est impossible avec un temps moyen de 10mn.

Alors quand j'entends que les médecins et le ministère se battent pour le 1/3 payant et une consultation réévaluée à 25 Euros, je me marre... pas du tout. D'un côté nous cherchons la qualité, et de l'autre on vise l'économie...

Juste une information comme ça en passant: il y aura 25% de médecins en moins sur le territoire d'ici 10 ans et il se trouve que :
  1. c'est prévisible depuis 40 ans au moins
  2. il suffit de changer le numerus clausus au concours de médecine (enfin pour régler la question du nombre, pas du lieu d'installation).
  3. Les gouvernements successifs ne font rien en ce sens.
Ci dessous une vidéo de fiction montrant un des derniers médecins de picardie (désert médical) combattant pour sa survie, enjeu de la lutte entre différentes associations de malades.


Je vais résumer ma pensée profonde: je ne vois pas comment payer 3€ de plus une consultation de 10 mn après 1h30 d'attente sur des chaises pourries alors que j'avais un rdv et que je suis arrivé à l'heure va améliorer la qualité minable des soins que je (ne) reçois (pas) ?????

densité médicale

effectifs médicaux



Vous noterez que globalement les médecins trouvent de façon globale plus pertinent de soigner les gens :
  1. Au soleil
  2. Près de la mer. 
On peut poser une hypothèse de travail: le soleil et l'air marin nuisent à la santé des personnes et c'est donc là-bas qu'il faut le plus de médecins. 

En tous cas des soins de qualité pour les fibros... c'est pas demain,  à moins peut être de tous aller s'installer dans les landes ou en corse du sud*.

*J'ai une anecdote sympa au sujet de la corse: il faut savoir que c'est le département de France où il y a le plus haut pourcentage de personnes officiellement aveugles (chiffres MDPH) qui conduisent. Trop forts les gars.